Category Archives: Les Chiffres de l’e_reputation

Utilisation du Web dans le processus de recrutement

Quelles raisons poussent les recruteurs français à repousser une candidature :

  • pour 58 % des recruteurs, des écrits du candidat[1]
  • 47 % pour des informations révélant que le candidat a menti[2]
  • 42 % pour des informations, photos et vidéos inconvenants[3]
  • 42 % pour la preuve que le candidat manque de compétences en communication
  • 37% pour son appartenance à un groupe ou une communauté
  • 37 % pour des propos critiquant ses anciens employeurs, collègues ou clients
  • 32% pour le style de vie du candidat
  • 21 % pour des propos le concernant rédigés par d’anciens contacts
  • 11% pour des propos tenus par certains de ses amis ou connaissances

Par contre seulement 33% des personnes se sentent concernées par le sentiment que leur réputation en ligne affecte leur vie.[4]

e-reputation, carrières & recrutement

Plusieurs études[1] ont évalué le comportement des utilisateurs et des cabinets de recrutement dans le monde entier, et notamment en France. Selon elles :

  • 14 % des recruteurs français ont rejeté des candidats suite à une recherche sur Internet (contre 70% aux Etats-Unis)
  • 10 % des chercheurs d’emploi français pensent que les données en ligne ont eu une influence sur leur recherche
  • 21 % des sociétés françaises interrogées ont une politique de RH comprenant la recherche d’informations en ligne
  • 23 % des recruteurs l’utilisent
  • 80% des entreprises utilisent LinkedIn pour recruter, 50% Facebook et 45% Twitter[2]

Le business de l’e-reputation

Reputation.com a réalisé une nouvelle levée de fonds de 41 millions de dollars[1]. La start-up (appelée initialement ReputationDefender) montée en 2006 par Michael Fredick s’intéressait au départ aux contenus publiés inconsidérément par les adolescents.  Elle a rapidement étendu son offre aux adultes, puis aux sociétés. Reputation.com est cité sur Wikipédia comme ayant échoué à retirer toutes les photos de la mort de Nikki Catsouras, la fille d’un riche américain décédée dans un accident de voiture en 2006. La société s’était engagée à nettoyer le Net avant de reconnaitre que dans certains cas, comme celui-ci, la chose était impossible.

L’e-reputation d’une société passe par ce qu’en disent ses salariés

15% des salariés parleraient de leur entreprise sur internet via les réseaux sociaux[1].

67% de façon positive,

21 % de façon critique.

Des résultats qui soulignent les enjeux de ces indiscrétions pour l’e-réputation des entreprises. L’entreprise ne peut plus être considérée comme un milieu étanche.

Les salariés les plus critiques sont les 25-34 ans (32,9%), les moins critiques sont les plus jeunes (9,3%).
Pourtant, qu’ils soient cadres, employés ou ouvriers, du secteur public ou du secteur privé, les salariés sont à 86% conscients des enjeux et des risques de sanction.
Effet Wikileaks, ils sont aussi convaincus à 64% que les critiques des entreprises par leurs salariés seront de plus en plus répandues sur les réseaux sociaux.
Les entreprises sont donc face à un enjeu nouveau et majeur : la volatilité accrue de leur e-réputation du fait de l’expression de leurs salariés. Les plus jeunes sont aussi les plus convaincus que le phénomène va s’amplifier (78,4% des 18-24 ans).

Si les entreprises ont commencé à prendre conscience des enjeux, elles n’en ont pas encore tiré toutes les conséquences. En effet seulement 12% des salariés ont été sensibilisés par une charte ou un guide des usages des médias sociaux. Le secteur public est d’ailleurs en avance sur le privé : 18,7% des salariés du public déclarent être encadrés par des règles dans ce domaine, contre seulement 8,6% dans le privé.
Encore moins nombreuses sont les entreprises qui encouragent la prise de parole de leurs collaborateurs sur les médias sociaux, ayant des difficultés à renoncer à un contrôle total bien qu’illusoire de ces communications.

Les entreprises et l’e-reputation :

66% des entreprises sont invisibles sur Internet[1]. Est-ce à dire que leurs e-reputations ne peuvent être atteintes ? Non c’est précisément tout le contraire.

Seuls 14% des responsables de marque ont déclaré externaliser leur communication sur les médias sociaux[2] selon cette étude.

La très vaste majorité (86%) la réalise donc en interne. La raison principale de ce phénomène est qu’une majorité des entreprises ne communiquent sur les médias sociaux que depuis quelques mois.

25.7% des grandes structures ayant participé à cette enquête et 25% des moyennes entreprises font appel à un prestataire pour leur communication sociale.

Pour comparaison, seules 10.6% des petites entreprises en font autant. Ce phénomène s’explique probablement par le fait que de nombreuses petites entreprises préfèrent gérer la totalité de leur communication en interne (sociale ou non) tandis que les plus grandes structures confient habituellement ces missions à des agences de communication.

Valorisation de l’e-reputation

La valorisation de l’e-reputation a été mesurée. Une bonne réputation engendrerait une plus-value de 5 % sur la valorisation des entreprises du CAC 40[1]. Ce chiffre se base sur des cas s’étant produits, comme celui de d’Apple :

En 2007, Apple à tour à tour fait l’objet d’un buzz positif et négatif, engageant sa réputation :

Entre 2006 et 2007, la pomme fait le buzz en ligne. Plus de 526 000 billets de blogs et twitts parlent, spéculent, propagent des rumeurs à propos de l’iPhone. Au total, 113 millions de résultats sur le terme iPhone sont dénombrés sur Google…Investissement publicitaire Médias : 0 $

A l’inverse, Mercredi 16 mai 2007, à 11h49, le blog Engadget, annonce, que selon un mémo interne transmis par un employé d’Apple, la prochaine version du système d’exploitation Mac ainsi que l’iPhone seraient tout deux retardés de plusieurs mois. En quelques minutes, le cours de l’action Apple dévisse de 107,89 à 104,63 $.

Combien coûte une mauvaise réputation

On parle souvent de valeur de marque[1] – l’étude annuelle d’Interbrand évalue par exemple celle de Coca Cola à 68 milliards de dollars[2]. Mais on se penche moins souvent sur le coût d’une mauvaise réputation et son impact sur les comptes.

La réputation ne constitue qu’une des dimensions d’une marque, et il n’est manifestement pas facile de lui donner une mesure. Une analyse fondée notamment sur la valorisation des royalties permet d’avancer dans ce sens. C’est ainsi que la valeur de la marque BP, selon Brand Finance, aurait été divisée par deux suite à l’accident du Golfe du Mexique.

Sociétés et consomm’acteurs

Un blogueur sur cinq appelle au boycott de certains produits[1].

71% des blogueurs déclarent écrire des articles sur les produits et les marques dont ils approuvent l’action, signe qu’entreprises et blogs sont intimement liés.

Les entreprises contactent de plus en plus les blogs pour atteindre le consommateur. Un blogueur sur trois [2] déclare ainsi avoir déjà été contacté par une entreprise pour écrire un article à propos d’un produit ou service. Le marché est toutefois encore en structuration : 64% des blogueurs estiment qu’ils sont traités de manière moins professionnelle par les marques que ne le sont les médias traditionnels.

Seulement 20% des blogueurs caractérisent leur relation avec la marque comme positive.

Ces nouveaux liens régissant les rapports consommateurs versus Entreprise, ont donné naissance à la contraction néologique : « consom’acteurs ».

Les particuliers et l’e-reputation

74% des utilisateurs[1] Web 2.0 ont l’habitude de regarder les avis des autres consommateurs avant d’acheter un produit.

44% déclarent ne pas avoir acheté à cause de ce qu’ils ont pu lire sur Internet (contenus écrits par d’autres clients)[2].

13% des salariés ont l’habitude de regarder les avis des salariés d’une entreprise dans laquelle ils envisagent de travailler.

55% des utilisateurs du Web 2.0 ont déjà donné leurs avis sur des entreprises ou marques dont ils sont clients, 20% sur des entreprises considérées comme ayant mal agi[3].

26% des utilisateurs d’internet déclarent que les contributions qu’ils ont postées ont été consultées par des personnes non désirées[4].

Enfin, 7% ont déjà subi les conséquences (travail, école, université) de photos compromettantes  et 7% disent avoir déjà perdu des opportunités professionnelles à cause de photos d’eux ou de commentaires présents sur les médias sociaux.

78% des utilisateurs de médias sociaux pensent que les dangers potentiels des médias sociaux peuvent être évités grâce aux paramètres de confidentialité.