Monthly Archives: November 2013

Anonymat, RSF livre son kit de survie numérique

Citoyens, société…l’e-réputation devrait être le souci de tous. Pour vous en convaincre, je vous en ai livré des éléments ici, avec le cas d’école du Tigre[i] ou là, avec l’autre cas d’école d’Eric Dugommier le patron parfait qui n’existe pas[ii]. Mais la maitrise de son e-reputation, si elle signifie la maitrise de son image numérique, passe avant tout par la maitrise de son anonymat.

C’est Reporter Sans Frontières[iii], pour les besoins des journalistes et des citoyens qui vient de mettre en ligne un dossier détaillé intitulé « Kit de survie numérique [iv]». Vous apprendrez comment « sécuriser votre navigation [v]», « Comment protéger données et anonymat sur un téléphone portable [vi]», « Comment assurer la confidentialité de ses mails [vii]» ou « Comment se servir de TOR pour être un navigateur totalement anonyme [viii]».

Les termes rappellent des situations de crise, voire de guerre civile. C’est vrai ! Mais, il  n’en reste pas moins qu’une grande partie des recommandations devraient être connues et appliquées par un très grand nombre : professions exposées (patrons, managers, enseignants…), personnes voulant préserver leurs vies privées, parents… Sur ce que l’on appelait autrefois, les autoroutes de l’information, chaque utilisateur émet des kilos d’informations, souvent à son insu. Pour éviter les carambolages, rien de mieux que de surfer caché.

Avec ses googleglass Google regarde plus loin que ses lunettes

Avec ses GoogleGlass, Google voit loin

Alors que Google fait tout son possible pour créer le buzz autour de ses lunettes ; un de ses fondateurs allant même jusqu’à les porter ostensiblement en conférence, beaucoup s’interrogent sur le pourquoi d’une telle dépense d’énergie[i]. La réponse vient peut-être de tomber hier. Non, il ne s’agit pas de cet automobiliste distrait [ii] ou de cette arrestation [iii] filmée par les caméras embarquées qui ne constituent au mieux que l’écume de la communication ; mais dont bénéficie aussi le géant de Mountain View.

Google voit plus loin, comme nous le suggère le dernier numéro de l’excellente revue Science et Vie[iv] les utilisations visées sont d’ores et déjà ciblées : l’aide aux activités spécialisées. Il s’agit d’aides visuelles aux professionnels, comme l’illustre cette opération [v] réalisée par des chirurgiens avec des Google Glass ou monsieur tout le monde qui répare son moteur et demande « mais, au fait, un joint de culasse c’est quoi ? ». Utilisations qui nous amènent à l’annonce faite hier par Google, du lancement de Google HelpOuts[vi] , une plateforme de vidéo « payantes » d’aide aux tâches quotidiennes ! Tiens, tiens… Le coup serait alors à triple détente puisque la promotion des Google Glass ferait celle de HelpOuts, et inversement, et que, dans le même temps, il assurerait celui de la monnaie virtuelle de Google+, le helpout.

Après l’épisode raté de la numérisation des livres de toutes les bibliothèques de la planète, Google nous ferait-il une rechute du syndrome de l’éditeur ?